Les consciences citoyennes et républicaines de notre pays sont quotidiennement heurtées par les annonces et les mesures liberticides du gouvernement Fillon. Pour distraire la Nation de ses échecs en matière économique et social, le gouvernement n’a d’autre souci que de détourner l’attention de tous sur quelques-uns présentés comme porteurs de tous les maux. Et, au prix d’une division de la Nation, d’opposer les citoyens les uns aux autres et d’attiser les haines, les rancœurs et les jalousies. En stigmatisant les Roms, la droite de notre pays s’éloigne un peu plus des hautes valeurs morales de notre République à la fondation et à la construction desquelles les radicaux ont contribué plus que d’autres. Les Français ne doivent pas l’accepter. Au coup d’éclat permanent, il convient d’opposer la concorde, le consensus et le débat. C’est d’ailleurs au Parlement, seul lieu légitime d’expression, qu’il reviendrait le droit d’être saisi de ce débat, si matière à débat il y avait. Les Radicaux de Gauche rappellent au gouvernement qu’une simple partie de la population ne saurait être tenue pour responsable des graves difficultés que traverse tout un pays. L’Histoire nous a déjà montré que d’épouvantables conséquences pouvaient en découler. Les Radicaux de Gauche rappellent également au gouvernement que le dernier gouvernement à déchoir des Français de leur nationalité était le gouvernement du Maréchal Pétain et que ce simple parallèle se suffit à lui-même. A quand le rétablissement de la peine d’indignité nationale ? Pour marquer notre opposition à ce gouvernement et à ses dérives, le Parti Radical de Gauche participera donc à la manifestation du 4 septembre 2010 à 14h, Place de la République, aux côtés des nombreuses organisations de gauche, des syndicats et des associations républicaines comme la Ligue des Droits de l’Homme. A cette occasion, nous célébrerons aussi le 140e anniversaire de notre République proclamée par un illustre radical-socialiste dont nous sommes les héritiers et les continuateurs : Gambetta ; un fils d’immigré italien dont on peut aujourd’hui se demander s’il pourrait être français, s’il désirerait même l’être dans un pays où le ministre de l’Intérieur peut être condamné pour injure raciale sans avoir à démissionner de ses fonctions de ministre de la République. Vive la République, libre, égale et fraternelle !
